France Télévisions a finalement décidé de diffuser le 29 septembre l’intégralité d’une interview clé sur l’affaire Bygmalion réalisée par le magazine Envoyé Spécial de France 2, alors que la campagne de la primaire à droite aura commencé, a indiqué le groupe jeudi, confirmant une information du Parisien.
La date de diffusion de l’enquête faisait l’objet depuis des semaines d’un bras de fer entre la patronne d' »Envoyé Spécial » Elise Lucet, favorable à une diffusion le 29 septembre, et le directeur de l’information Michel Field, initialement hostile à une diffusion pendant la campagne de la primaire. Mercredi le Canard Enchainé avait accusé Michel Field d’avoir cédé à des pressions de Nicolas Sarkozy pour reporter la diffusion, ce qu’il a démenti formellement.
Un accord jeudi prévoit que, comme le demandait Elise Lucet, l’intégralité de l’interview exclusive de Franck Attal, spécialiste de l’événementiel chez Bygmalion, qui organisait les meetings de Nicolas Sarkozy lors de la campagne de 2012, et mis en examen dans cette affaire, sera bien diffusée le 29 septembre. Des extraits de l’interview sont passés ce jeudi au JT de France 2 dans un sujet de six minutes. La version longue s’étendra sur une trentaine de minutes.
« Il y a eu des incompréhensions »
« Il y a eu des incompréhensions sur le calendrier. Mais, aujourd’hui, nous sommes parvenus à un accord qui convient à tout le monde », a déclaré Elise Lucet au Parisien. Mi-juillet, selon Elise Lucet, Michel Field lui avait annoncé qu’il ne voulait pas diffuser le sujet pendant la primaire. Il craignait que France Télévisions ne soit « instrumentalisé », a-t-il expliqué mercredi, une position très critiquée par les syndicats et la rédaction. Mercredi, la direction a d’abord précisé que la diffusion dépendrait de l’actualité, avant l’accord de jeudi qui donne gain de cause à Elise Lucet. La campagne des primaires des Républicains démarrera le 21 septembre.
Selon le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy avait menacé de ne pas venir le 15 septembre à la nouvelle « Emission politique » de France 2 si le sujet passait avant la fin de la primaire, ce que son entourage a démenti. L’affaire Bygmalion porte sur un système de fausses factures qui aurait permis au candidat Sarkozy de dépasser le plafond des dépenses de campagne pour la présidentielle de 2012. Lundi le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy et de treize autres mis en examen pour financement illégal de sa campagne de 2012.
L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, le 5 septembre 2016 au Palais de justice de Paris
L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac a déclaré lundi que son premier compte ouvert en Suisse en 1992 était destiné « au financement d’activités politiques » au profit de l’ex-Premier ministre socialiste Michel Rocard.
« J’ai demandé à Philippe Péninque d’ouvrir un compte en Suisse en 1992 (…). Ce compte, c’est du financement d’activités politiques pour un homme dont j’espérais qu’il aurait un destin politique national », a révélé le ministre déchu au premier jour de son procès pour fraude fiscale, précisant qu’il s’agissait d’un financement pour Michel Rocard.
« Je suis certain que Michel Rocard ignorait tout » de ce financement occulte, a-t-il ajouté, refusant de donner le nom de ses interlocuteurs au sein de l’équipe de l’ancien Premier ministre. Michel Rocard est décédé le 2 juillet dernier à l’âge de 85 ans.
En mai 1991, Jérôme Cahuzac venait de quitter le cabinet du ministre de la Santé Claude Evin. Il débute alors ses activités de chirurgien esthétique tout en menant des activités de conseil et en s’engageant politiquement « auprès de l’équipe Rocard ».
Cet argent devait « servir à financer » la campagne législative de 1993, « on espérait que Rocard se présenterait » à la présidentielle de 1995. « Une seule personne était au courant » de l’existence de ce compte. « Ce courant rocardien, c’était un bazar dont vous n’avez pas idée. Une agitation créatrice permanente », a dit Jérôme Cahuzac.
A l’époque, le financement des partis politiques avait commencé à être régulé en France. « Il m’est dit que la seule façon d’aider ne peut être que de façon occulte et parallèle. Il m’est dit: pourquoi pas, mais pas en France. J’avais compris. Je vais voir certains responsables de laboratoires » pour solliciter des financements, « certains refusent, certains acceptent », a raconté l’ancien ministre.
Jérôme Cahuzac a précisé que « deux versements des laboratoires Pfizer » avaient été effectués en 1993 sur ce compte ouvert en Suisse par l’avocat Philippe Péninque, proche de l’extrême droite et rencontré via la famille de son épouse Patricia. « L’argent ne pouvait pas venir des comptes officiels du laboratoire », a-t-il ajouté.
Après la révélation de l’affaire en 2013, a demandé le président, vous avez été en contact avec Michel Rocard? « Non, je n’ai eu de contacts avec personne. Je n’allais pas vers les gens, pour ne pas les gêner. Ce (lundi) matin, j’ai eu des SMS d’un certain nombre d’entre eux, mais c’est sans intérêt pour l’affaire. »
L’ancien pourfendeur de la fraude fiscale, entré en 2012 au gouvernement après l’élection de François Hollande pour redresser les comptes publics, reconnaît que le second compte, ouvert en 1993 en son nom propre à UBS, avait servi en 2000 et 2001 à recueillir « le fruit de (son) travail » de chirurgien à l’étranger.
Les partisans de Dilma Rousseff manifestent contre sa destitution à Sao Paulo, le 1er septembre 2016
Le Parti des travailleurs (PT, gauche) de Dilma Rousseff a réclamé vendredi des élections anticipées au Brésil, deux jours après la destitution controversée de la présidente, qui retourne vivre à Porto Alegre (sud).
« Nous allons continuer de dénoncer le coup d’Etat. Face à un gouvernement usurpateur, nous pensons que l’unique manière de rétablir la démocratie est à travers le vote populaire », déclaré lors d’une conférence de presse à Sao Paulo le président du PT, Rui Falcao.
« Nous devons continuer à défendre les valeurs et les droits sociaux, du travail, économiques qui ont été conquis », a-t-il ajouté, alors que la destitution de Mme Rousseff mercredi a mis fin à 13 ans de gouvernements du PT à la tête du Brésil.
La direction du PT avait pourtant rejeté la semaine dernière, à une très large majorité, la proposition de Mme Rousseff de consulter les Brésiliens par référendum sur l’organisation d’élections anticipées au cas où elle serait rétablie dans ses fonctions par le Sénat.
« Avant il y avait des divergences sur cette proposition mais maintenant la situation est différente, car l’Etat se retrouve face à un gouvernement illégitime », a expliqué le PT dans un communiqué, à l’issue d’une réunion de sa direction à Sao Paulo en présence de son fondateur, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).
Dilma Rousseff a pour sa part annoncé qu’elle quitterait Brasilia dans les prochains jours pour retourner vivre à Porto Alegre, où elle a bâti sa carrière politique et où elle conserve un modeste appartement.
« Je ne resterai pas à Brasilia et j’irai à Porto Alegre », a déclaré l’ex-présidente de gauche de 68 ans lors d’une rencontre avec la presse étrangère, précisant qu’elle ferait ce déménagement « en début de semaine prochaine ».
Après six ans au pouvoir, Dilma Rousseff a été destituée mercredi par le Sénat pour maquillage des comptes publics, au terme d’une procédure hautement controversée. Michel Temer, son vice-président du PMDB (centre droit) depuis 2011, passé à l’opposition pour précipiter sa chute, a pris sa suite.
« La démocratie a été jugée en même temps que moi. Malheureusement nous avons perdu. J’espère que nous pourrons la reconstruire et avoir la certitude que cela ne se reproduira pas », a déclaré celle qui clame son innocence et dénonce un « coup d’Etat » parlementaire ourdi par l’opposition de droite.
Destituée mais ayant gardé ses droits civiques (ce qui lui permet de briguer un poste de députée ou de sénatrice par exemple), Mme Rousseff a promis après sa destitution mercredi « l’opposition la plus ferme, infatigable et énergique que puisse subir un gouvernement putschiste ».
Depuis sa suspension du pouvoir le 12 mai, Dilma Rousseff ne pouvait plus occuper le palais présidentiel de Planalto, pendant que Michel Temer, 75 ans, assurait l’intérim.
Mais elle gardait le droit de vivre dans la résidence officielle de l’Alvorada, près de Brasilia, qu’elle occupait avec son teckel Fafa et sa mère de 92 ans.
A partir de sa destitution, elle avait 30 jours pour quitter le palais de l’Alvorada. Selon les médias brésiliens son déménagement est pris en charge et elle a le droit d’utiliser une dernière fois un avion de l’armée.
Porto Alegre, capitale de l’Etat de Rio Grande do Sul, est la ville où Dilma Rousseff a construit sa carrière politique et où vivent sa fille Paula, son ex-mari Carlos Araujo et ses petits-fils Gabriel et Guilherme.
Les partisans de Dilma Rousseff manifestent contre sa destitution à Sao Paulo, le 1er septembre 2016
Le Parti des travailleurs (PT, gauche) de Dilma Rousseff a réclamé vendredi des élections anticipées au Brésil, deux jours après la destitution controversée de la présidente, qui retourne vivre à Porto Alegre (sud).
« Nous allons continuer de dénoncer le coup d’Etat. Face à un gouvernement usurpateur, nous pensons que l’unique manière de rétablir la démocratie est à travers le vote populaire », déclaré lors d’une conférence de presse à Sao Paulo le président du PT, Rui Falcao.
« Nous devons continuer à défendre les valeurs et les droits sociaux, du travail, économiques qui ont été conquis », a-t-il ajouté, alors que la destitution de Mme Rousseff mercredi a mis fin à 13 ans de gouvernements du PT à la tête du Brésil.
La direction du PT avait pourtant rejeté la semaine dernière, à une très large majorité, la proposition de Mme Rousseff de consulter les Brésiliens par référendum sur l’organisation d’élections anticipées au cas où elle serait rétablie dans ses fonctions par le Sénat.
« Avant il y avait des divergences sur cette proposition mais maintenant la situation est différente, car l’Etat se retrouve face à un gouvernement illégitime », a expliqué le PT dans un communiqué, à l’issue d’une réunion de sa direction à Sao Paulo en présence de son fondateur, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).
Dilma Rousseff a pour sa part annoncé qu’elle quitterait Brasilia dans les prochains jours pour retourner vivre à Porto Alegre, où elle a bâti sa carrière politique et où elle conserve un modeste appartement.
« Je ne resterai pas à Brasilia et j’irai à Porto Alegre », a déclaré l’ex-présidente de gauche de 68 ans lors d’une rencontre avec la presse étrangère, précisant qu’elle ferait ce déménagement « en début de semaine prochaine ».
Après six ans au pouvoir, Dilma Rousseff a été destituée mercredi par le Sénat pour maquillage des comptes publics, au terme d’une procédure hautement controversée. Michel Temer, son vice-président du PMDB (centre droit) depuis 2011, passé à l’opposition pour précipiter sa chute, a pris sa suite.
« La démocratie a été jugée en même temps que moi. Malheureusement nous avons perdu. J’espère que nous pourrons la reconstruire et avoir la certitude que cela ne se reproduira pas », a déclaré celle qui clame son innocence et dénonce un « coup d’Etat » parlementaire ourdi par l’opposition de droite.
Destituée mais ayant gardé ses droits civiques (ce qui lui permet de briguer un poste de députée ou de sénatrice par exemple), Mme Rousseff a promis après sa destitution mercredi « l’opposition la plus ferme, infatigable et énergique que puisse subir un gouvernement putschiste ».
Depuis sa suspension du pouvoir le 12 mai, Dilma Rousseff ne pouvait plus occuper le palais présidentiel de Planalto, pendant que Michel Temer, 75 ans, assurait l’intérim.
Mais elle gardait le droit de vivre dans la résidence officielle de l’Alvorada, près de Brasilia, qu’elle occupait avec son teckel Fafa et sa mère de 92 ans.
A partir de sa destitution, elle avait 30 jours pour quitter le palais de l’Alvorada. Selon les médias brésiliens son déménagement est pris en charge et elle a le droit d’utiliser une dernière fois un avion de l’armée.
Porto Alegre, capitale de l’Etat de Rio Grande do Sul, est la ville où Dilma Rousseff a construit sa carrière politique et où vivent sa fille Paula, son ex-mari Carlos Araujo et ses petits-fils Gabriel et Guilherme.
L’activité a repris mercredi soir au port du Havre, le deuxième de France, bloqué toute la journée par une grève surprise de la CGT pour protester contre l’interpellation dans la matinée de deux dockers, poursuivis pour des violences lors d’une manifestation parisienne.
Les deux dockers « ont été relâchés vers 19H15 après toute une journée de garde à vue à Paris et le mouvement a été suspendu », a affirmé à l’AFP le secrétaire général adjoint de la fédération CGT des ports et docks Anthony Tétard.
Les deux dockers ont reçu à la fin de leur garde à vue une convocation pour le 25 novembre au tribunal correctionnel de Paris pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.
L’interpellation des deux dockers, à leur domicile havrais, par des policiers parisiens, a été vécue par la CGT, syndicat unique des dockers, comme une provocation, survenant le jour de la venue de son secrétaire général, Philippe Martinez, dans la cité portuaire.
Dès que la nouvelle de l’interpellation a été connue, les dockers et ouvriers portuaires ont cessé le travail, stoppant de facto l’activité du port.
Les porte-conteneurs déjà dans le port ont cessé d’être chargés ou déchargés, et ceux qui arrivaient ont été détournés vers d’autres ports.
La liaison matinale du ferry Le Havre-Portsmouth a été supprimée mais celle de 17H00 a eu lieu. Un paquebot qui avait fait escale au Havre a pu appareiller dans la soirée.
En plus des arrêts de travail des dockers ont fait brûler des pneus en différents endroits de la ville, notamment devant le siège du Grand port maritime du Havre (GPMH).
– ‘Scandaleux’ –
Cette action de la CGT est une réponse de grande ampleur à l’interpellation des deux dockers havrais pour des violences commises le 14 juin à Paris, au cours de la manifestation nationale contre la loi travail de la ministre Myriam El Khomri.
« Le gouvernement joue la terreur et nous résistons », a tweeté la centrale syndicale.
« C’est proprement scandaleux », a réagi M. Martinez sur France 3 Normandie, qualifiant l’interpellation d' »attitude revancharde ».
« Ce n’est pas un hasard, je pense, si mes camarades ont été interpellés ce matin alors que tout le monde savait qu’il y avait une assemblée générale de rentrée de l’Union départementale (de Seine-Maritime, NDLR) et que j’y participais », a ajouté le leader cégétiste.
Parmi les deux personnes interpellées figure un militant CGT de 33 ans, jugé par le tribunal correctionnel de Paris le 27 juillet pour des faits de violences.
Le docker avait été relaxé pour des faits de jets de projectiles sur les forces de l’ordre mais condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis pour s’être rebellé lors de son interpellation, le 14 juin.
Le Havre avait été surnommée par certains « capitale de la grève » pendant la série de mouvements sociaux du printemps contre la loi travail, les dockers CGT étant souvent à la pointe des actions.
Mais les milieux économiques ont déploré les pertes importantes subies par les entreprises industrielles et pétrolières et par le port lui-même qui a perdu des clients aussi bien pour le transport de marchandises, que pour les paquebots de tourisme.
Le président de l’Union maritime et portuaire (UMEP) Michel Segain, représentant les entreprises maritimes présentes sur les terminaux, avait eu des mots assez durs contre la CGT.
Il avait sollicité une entrevue avec M. Martinez mais ce dernier a refusé.
Une colonne de chars turcs se dirigent vers la frontière syrienne à hauteur de Karkamis, le 27 août 2016, lors de l’opération « Bouclier de l’Euphrate »
Les Etats-Unis ont affirmé mardi avoir obtenu de leurs deux alliés, la Turquie et les milices kurdes impliquées dans des combats dans le nord de la Syrie, une cessation des hostilités mais Ankara n’a pas confirmé.
Des combattants syriens soutenus par des groupes kurdes ont confirmé l’arrêt des hostilités avec l’armée turque mais les forces kurdes syriennes n’ont pas réagi directement aux déclarations américaines.
« Ces dernières heures, nous avons reçu l’assurance que toutes les parties impliquées vont arrêter de se tirer dessus et se concentrer sur la menace du groupe Etat islamique », a indiqué mardi à l’AFP le colonel John Thomas, porte-parole du Centcom, le commandement militaire américain au Moyen-Orient.
Un chef de l’EI a été visé mardi au nord-est d’Alep en Syrie par une frappe de la coalition internationale, a annoncé un responsable américain, sans préciser s’il s’agissait du porte-parole des jihadistes, Abou Mohammed al-Adnani, donné pour mort par l’EI plus tôt dans la journée.
« Les Turcs et les Forces démocratiques syriennes (coalition arabo-kurde dominée par les milices kurdes) ont ouvert des canaux de discussion avec nous et entre eux dans le but de limiter les hostilités », a-t-il ajouté en évoquant un accord de principe « pour au moins les deux prochains jours ».
Les Etats-Unis et la France ont exprimé leurs craintes d’un embrasement de la région depuis l’intervention de la Turquie dans le nord de la Syrie en guerre.
La Turquie a lancé il y a une semaine l’opération « Bouclier de l’Euphrate », visant à la fois les combattants kurdes et les jihadistes de l’EI.
Ankara affirme que cette opération sans précédent vise à débarrasser la frontière à la fois du groupe extrémiste et des milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple kurde), qu’elle considère comme une organisation « terroriste ».
Mais depuis mercredi, date de la reprise facile à l’EI de la localité syrienne de Jarablos (nord) par des rebelles syriens soutenus par Ankara, les efforts de la Turquie se sont majoritairement portés sur les YPG.
Des combats violents ont fait des dizaines de morts parmi les milices kurdes et leurs alliés. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un large réseau de sources en Syrie, a affirmé qu’au moins 40 civils étaient morts dans des bombardements turcs.
La Turquie, en conflit avec les Kurdes sur son propre territoire, veut éviter que les Kurdes syriens ne forment une région continue autonome le long de sa frontière.
Mais les Kurdes syriens sont par ailleurs les alliés les plus efficaces des Etats-Unis et de la coalition internationale contre l’EI.
« Un accord a été conclu entre nous et l’Etat turc par l’intermédiaire des Etats-Unis et la coalition internationale antijihadistes pour l’arrêt des hostilités », a indiqué à l’AFP par téléphone Ali Hajou, porte-parole du « Conseil militaire de Jarablos », un groupe de combattants syriens soutenus par la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS).
Selon lui, « l’accord, d’une durée indéterminée, est entré en vigueur lundi à 24H00 locales (21H00 GMT) ».
« Les négociations se poursuivent toutefois avec les Turcs par l’intermédiaire des Etats-Unis car nous refusons que la Turquie occupe nos terres », a-t-il ajouté.
Ankara qui ne confirme pas l’annonce américaine d’arrêt des hostilités, a de son côté réitéré sa demande de retrait des combattants kurdes à l’est du fleuve Euphrate.
« Notre allié, les Etats-Unis, nous a affirmé avant le début de l’opération pour chasser Daech (acronyme arabe de l’EI) de Minbej (ville du nord de la Syrie), que les éléments du PYD/YPG (ndlr: Parti de l’Union démocratique/Unités de protection du peuple) ne resteront pas à l’ouest de l’Euphrate et nous attendons que cet engagement soit respecté le plus tôt possible », a indiqué le ministère des Affaires étrangères turc dans un communiqué en soirée.
A Paris, le président français François Hollande a mis en garde mardi contre les « risques d’embrasement général » en Syrie avec les « interventions multiples » de la Turquie et de la Russie.
Le président américain Barack Obama doit de son côté rencontrer dimanche son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour évoquer la situation en Syrie, en marge d’un sommet du G20 en Chine.
La Syrie est ravagée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 290.000 morts.
Un policier indonésien enquête dans l’église Santo Yosef de Medan, à Sumatra, où un homme a poignardé un prêtre catholique le 28 août 2016
Un prêtre catholique a été blessé dimanche par un homme qui a tenté sans succès de faire exploser une bombe dans une église de Sumatra, en Indonésie, a annoncé la police locale.
Albert Pandiangan célébrait la messe dans la ville de Medan, à l’ouest du pays, quand un jeune homme s’est approché de lui et l’a blessé au couteau au bras gauche, a déclaré Nur Fallah, un responsable de la police locale, qui a précisé que l’homme était muni d’une bombe artisanale.
« Quelqu’un a tenté de tuer le prêtre en faisant croire qu’il venait assister à la messe et a tenté de faire exploser quelque chose, comme un pétard, mais le pétard n’a pas explosé, il a juste libéré de la fumée », a-t-il dit aux journalistes.
Le prêtre a été hospitalisé pour des blessures légères.
Une photo de la carte d’identité du suspect a circulé sur les réseaux sociaux. Il est inscrit sur cette carte qu’il est musulman. Une enquête a été ouverte pour tenter notamment de comprendre les motifs de l’assaillant.
Pays qui compte la plus importante communauté musulmane au monde, l’Indonésie a été le théâtre ces dernières années de nombreux attentats.
Quatre civils avaient été tués en janvier dans une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique, dans le centre de Jakarta.
L’attaquant de Lyon Alexandre Lacazette (c) face à Dijon, au stade Gaston-Gerard, le 27 août 2016
Inquiétudes pour les attaquants lyonnais Alexandre Lacazette et Nabil Fekir: le premier, touché au genou gauche, a dû céder sa place prématurément lors de la défaite à Dijon (4-2), tandis que le second pourrait subir une légère intervention au genou droit lundi, selon le président Jean-Michel Aulas.
Rappelés tous les deux en équipe de France par Didier Deschamps, pour le match amical en Italie le 1er septembre et, surtout, la rencontre au Belarus, le 6, pour le coup d’envoi des qualifications au Mondial-2018, ils ont de fortes chances de devoir déclarer forfait, alors que le rassemblement à Clairefontaine est prévu lundi à la mi-journée.
Pour Lacazette, qui a reçu un coup derrière le genou gauche, aucun risque n’a été pris par le staff lyonnais. Le joueur, sorti en marchant après avoir été examiné quelques minutes par le médecin, a été remplacé par Mathieu Valbuena.
« Je suis inquiet. Quand un joueur sort avant la mi-temps, c’est toujours inquiétant », avait déclaré l’entraîneur lyonnais Bruno Genesio, interrogé par Canal+ à la mi-temps. Si « on n’en sait pas plus » à ce stade, Genesio évoquait tout de même une « torsion du genou ».
Le joueur s’était voulu lui plus rassurant. « Il y a une petite douleur, j’ai préféré ne pas prendre de risques ». Faut-il s’inquiéter d’un possible forfait avec les Bleus? « Je ne pense pas », a-t-il répondu.
Avant de se blesser, Lacazette avait redonné l’avantage à son équipe d’une frappe du gauche à l’entrée de la surface (2-1, 37e). Son sixième but en trois journées (meilleur buteur du Championnat).
« Il devrait passer des examens complémentaires lundi », a de son côté déclaré Jean-Michel Aulas.
Face à la presse, le président de l’OL n’a pas non plus été porteur de bonnes nouvelles pour Nabil Fekir, expliquant que l’attaquant gaucher pourrait subir une légère intervention chirurgicale lundi.
« Nous savions qu’il pouvait y avoir un risque d’une petite intervention chirurgicale consistant à nettoyer son articulation. Nous allons regarder avec le chirurgien, le docteur Bertrand Sonnery-Cottet. Il m’avait prévenu qu’il n’était pas impossible de devoir pratiquer une intervention, dès lundi. Nous prendrons une décision dimanche », a-t-il dit.
C’est le genou droit, meurtri il y a un an, qui est concerné. Le 4 septembre 2015, il avait été victime d’une rupture du ligament croisé latéro-interne, d’une lésion du ligament latéral interne et d’une lésion du ménisque interne du genou droit, lors d’une rencontre amicale face au Portugal (1-0) à Lisbonne. Il avait été opéré et était resté indisponible pendant huit mois
Des éleveurs bloquent l’accès aux locaux de Lactalis à Changé, en Mayenne, dans la nuit du 25 au 26 août 2016
Les négociations entre les éleveurs et le groupe Lactalis sur le prix du lait ont échoué dans la nuit de jeudi à vendredi, au terme de près de onze heures de pourparlers, les manifestants à Laval promettant « de poursuivre » le blocus de l’usine du géant laitier, accusé de pratiquer des prix trop faibles.
Le mouvement, qui a débuté lundi soir, « se poursuit. On ne sortira qu’avec une victoire », a assuré le président de la FDSEA de Mayenne, Philippe Jéhan, quelques minutes après l’annonce de l’échec des discussions entre les représentants des producteurs de lait et ceux du groupe agro-alimentaire Lactalis.
La réunion qui se tenait à la Maison du Lait à Paris, s’est terminée par un constat d’échec dressé par le médiateur des relations commerciales Francis Amand.
« Je suis très déçu sur la méthode, j’ai eu l’impression que les représentants des organisations de producteurs n’étaient pas en capacité de prendre des positions et qu’elles leur étaient dictées depuis Laval. On repart à zéro, il n’y a plus de médiation possible dans ce cadre-là », a-t-il déclaré à la presse.
M. Amand a précisé qu’il avait fait une « proposition de la dernière chance à 280 euros les mille litres » pour les cinq derniers mois de 2016, une offre qu’avait acceptée Lactalis, critiqué par la Fédération des producteurs de lait pour le faible prix offert aux éleveurs.
A 256,90 euros la tonne achetée en juillet, Lactalis se trouvait effectivement loin derrière le groupe Laïta et la société Silav (290 euros la tonne) ou encore la laiterie Saint-Père, filiale d’Intermarché, qui rémunère les éleveurs 300 euros les 1.000 litres.
Avant les pourparlers avec Lactalis, les producteurs réclamaient « une visibilité jusqu’à la fin de l’année et un engagement écrit sur une nouvelle méthode de fixation du prix du lait », avait expliqué Florent Renaudier, producteur de lait en Mayenne et membre du conseil d’administration de la FNPL, la branche laitière de la FNSEA.
« Mais les représentants des producteurs ont considéré que ce (la dernière proposition à 280 euros) n’était pas suffisant », a souligné le médiateur.
Le porte-parole de Lactalis Michel Nalet a dénoncé de son côté le rôle du syndicat agricole FNSEA qui a, selon lui, « poussé un certain nombre d’organisations de producteurs à ne pas prendre de décisions. Elle devra en assumer les conséquences ». Il n’a pas donné de détails, précisant uniquement que le groupe tiendrait une réunion vendredi pour en discuter.
Pour sa part, Sébastien Amand (qui n’est pas apparenté au médiateur, ndlr), vice-président de l’organisation de producteurs de lait de la Manche, a estimé qu’il y a « encore un espace de discussion possible dans les heures ou les jours qui suivent ».
– ‘Vivre de notre métier’ –
Tard dans la soirée près de 1.000 personnes s’étaient rassemblées sur le rond-point de la « honte du lait » entourées de près de 150 tracteurs.
Peu avant 03H00, vendredi, ils n’étaient plus qu’une trentaine d’agriculteurs à occuper dans le calme ce rond-point, entourés par trentaine de tracteurs. Une dizaine de CRS étaient a proximité, a constaté une journaliste de l’AFP.
« On ne partira pas, il faudra que Lactalis cède », a affirmé le président des Jeunes agriculteurs (JA) de Mayenne, Jérémy Trémeau.
Selon M. Jéhan, des tours de garde sont d’ores et déjà prévus jusqu’à lundi. Et s’il faut boucler (les tours de garde NDLR) la semaine d’après, on la bouclera », a-t-il affirmé.
« On est déçus. Avec des personnes comme ça (de Lactalis NDLR), on ne peut pas négocier. Il faut rester solidaires et se mobiliser », a confié dans la nuit Florian, un jeune Mayennais installé depuis six mois dans son exploitation.
« Nous ne voulons pas être des assistés de l’État, nous voulons gagner un salaire correct avec un prix du lait correct », avait expliqué dans la journée Sylvie, une agricultrice de la Sarthe en contrat avec le groupe Bel (Vache qui rit).
L’été dernier, les tables rondes s’étaient succédé pendant des semaines au ministère de l’Agriculture avant de parvenir à un accord sur les prix de la viande et du lait. Ce dernier n’a jamais été appliqué.
Un producteur sur cinq en France travaille pour Lactalis soit 20% de la collecte française, ou 5 milliards de litres de lait collectés sur un total de 25 milliards produits annuellement en France.
Outre des marques très connues en France (Lactel, Bridel, Président, Lanquetot, Roquefort Société…), Lactalis est devenu un géant mondial en absorbant de nombreux groupes à l’étranger. Il est notamment présent en Italie depuis 2011 et son OPA hostile sur Parmalat, en Turquie et en Inde.
L’Irlandais Patrick Hickey, membre du CIO, en conférence de presse en marge des Jeux européens de Bakou, le 24 juin 2015
La police brésilienne a déclaré mardi détenir des preuves contre le président du comité irlandais olympique (OCI), Patrick Hickey, 71 ans, arrêté et écroué préventivement à Rio pour revente illégale de billets pour les Jeux Rio-2016.
« L’analyse des mails confirme que le président du OCI, Patrick Hickey, était en contact direct avec Marcus Evans, le directeur de THG (entreprise criminelle, ndlr) pour la vente de billets à des prix très supérieurs au prix officiel », a déclaré l’inspecteur Ricardo Barbosa de Souza lors d’une conférence de presse.
Le 15 août, date de l’arrestation de M. Hickey, la police avait lancé quatre mandats d’arrêt, dont un contre le Britannique Marcus Evans, président du club de football d’Ipswich (2e div. anglaise) et directeur de THG.
« L’OCI recommandait THG pour la vente de billets au public irlandais. Sauf que THG n’a pas été homologué par le comité organisateur. Donc une autre entreprise a été créée, la Pro 10 », a expliqué M. Barbosa dans les locaux de la Cité de la police.
« Patrick Hickey et Kevin James Mallon sont à la prison de Bangu 10, en détention préventive. Nous avons 7 fugitifs dont Marcus Evans, le grand mentor du système, qui contrôle THG. Et nous avons confisqué les passeports de trois personnes », a indiqué quant à lui Aloysio Falcão, commissaire de la Police civile de Rio.
Dimanche, jour de la clôture des JO de Rio, la police avait perquisitionné les locaux du Comité olympique irlandais. Kevin Kilty, chef de mission de la délégation irlandaise, Dermot Henihan et Stephen Martin s’étaient vus confisquer leurs passeports pour les empêcher de quitter le pays.
M.Henihan a été interrogé mardi à la Cité de la police. Kevin Kitly et Stephen Martin seront interrogés jeudi.
L’affaire a débuté le 5 août, jour de l’ouverture des JO, avec l’arrestation par la police brésilienne de l’Irlandais Kevin James Mallon et de dix Brésiliens qui écoulaient des sésames olympiques achetés avec des cartes de crédit piratées.
M. Mallon est l’un des dirigeants de l’entreprise THG Sports, qui était autorisée à revendre des billets pour les JO de Londres-2012 et Sotchi-2014, mais pas pour ceux de Rio-2016.
Le trafic a généré une recette « d’au moins 10 millions de réais (2,8 millions d’euros). La valeur faciale des tickets saisis est de 626.000 réais, mais ils étaient revendus jusqu’à 30 fois leur prix », avait indiqué Ricardo Barbosa, de l’unité anti-fraudes de la police de Rio.