Chaque soir, ils sont des centaines à s’entasser dans la salle du Moulin-Rouge pour se tordre de rire aux performances de l’anus de Joseph Pujol. Cet immense artiste pète comme il respire. C’est-à-dire à volonté. Le Pétomane entame son récital par une cavalcade de prouts tous plus stupéfiants les uns que les autres. Interminables, trépidants, aigus, graves, écrasés, détonants, fringants, craintifs, colériques, conquérants, coulants, caquetants, il en a pour tous les goûts. Dans la salle,François Hollande pète de plaisir : il a enfin trouvé un comique qui ne se fiche pas de sa gueule…
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Archives mensuelles : avril 2017
Mandon invite à la prudence avant de prononcer « l'acte de décès des vieux partis »

Le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Thierry Mandon a appelé dimanche à ce que « l’on y regarde à deux fois » avant de prononcer « l’acte de décès des vieux partis », car la « seule formation politique organisée et expérimentée qui demeurerait serait le Front national ».
« Si l’acte de décès des vieux partis était prononcé, la seule formation politique organisée et expérimentée qui demeurerait serait le Front national. Cela mérite que l’on y regarde à deux fois », écrit-il dans une tribune publiée sur le site internet de Libération.
Pour M. Mandon, le second tour de la présidentielle n’opposera pas dimanche prochain les « conservateurs » aux « progressistes » mais « l’extrême droite aux républicains ».
« Il faut y plébisciter la République. Et non pas redessiner la vie politique sur de nouvelles bases, fausses. Et dangereuses », a-t-il mis en garde, dans une allusion à des propos tenus par le candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron ou ses proches.
« Il n’est pas nécessaire de donner à l’extrême droite le brevet de respectabilité qu’elle recherche désespérément ni, dans le même temps, de se réjouir de la faiblesse des grands partis qui façonnent notre vie démocratique depuis plus d’un siècle », a insisté ce socialiste, en observant aussi que les nombreux soutiens de M. Macron cultivent des « visions très différentes du progrès ».
Dans des propos au JDD dimanche, Emmanuel Macron a estimé que « la page des deux grands partis de gouvernement (était) tournée » et que « tout va se recomposer autour de deux môles », « une offre de droite réactionnaire et nationaliste », et « une offre progressiste, proeuropéenne et réformiste ».
Contrairement à 2002, où le FN avait également accédé au second tour avec Jean-Marie Le Pen, « le front républicain ne s’est pas constitué », car, « à cause de leur décomposition, les partis traditionnels n’en ont pas eu la force », a également jugé le candidat d’En Marche !.
30/04/2017 22:27:58 – Paris (AFP) – © 2017 AFP
A table avec François Simon : l’Accents du midi
Parfois, un détail vous éclaire sur la nature d’une table. Ce peut être la vitrine et un rideau écartant le reste du monde, une chaise trop basse, un maître d’hôtel parlant tout doucement… Pris dans une imparable logique, le restaurant peut se lire ainsi dans tous ses signes. Il reste si souvent cohérent. Ici, à deux pas de la Bourse, à Paris, ce qui est frappant chez Accents, c’est l’organisation de l’espace. Mûrement pensée par le chef (Jean-Christophe Rizet) et la décoratrice d’intérieur (Caroline Tissier), celle-ci ménage dans l’entrée une grande marge étrangement calme. Juste une table étroite, le vestiaire en retrait, la cave à vin et ses vitres. Il y a un blanc. Alors que, d’habitude, le moindre centimètre carré est habité, exploité. Cela en dit long sur l’esprit de la cuisine. Elle aussi dans ses plats joue avec l’espace, fait des niches. Une respiration. Ainsi en va-t-il des ravioles de langoustines servies avec un bouillon corsé et, en contrebas du récipient, une chantilly aux feuilles de lime. C’est subtil, facétieux, d’autant que la température est très juste. Pas trop chaud (cela casse souvent les saveurs), juste une jolie tiédeur, celle de la bouche sans doute, de la paume (comme avec les sushis), si bien que l’on se glisse très vite dans cette composition tout en finesse. N’allez pas croire pour autant que la cuisine de l’ancien chef de La Truffière (1-étoile) fait dans le chuchotement, l’effleuré, le joli. Non, lorsqu’il attaque le demi-pigeon de Mesquer, de chez Rémy Anézo, cela se fait frontalement, quoique avec élégance. Comme la carte des vins défendue par Etienne Billard, qui a beaucoup de chien. Les desserts réalisés par la chef associée, la Japonaise Ayumi Sugiyama-Shinjo, prolongent cet univers, à la fois délicat et affirmé : bulle de mangue et ananas, mousse coco, coulis persil citron. Comme par capillarité, la clientèle se met au diapason et respecte la mélodie suggérée. Bien, non ?
Nîmes: 7 personnes arrêtées pour des coups de feu en centre-ville

Sept personnes ont été arrêtées à Nîmes, dont l’une au moins était retranchée dans un appartement, après des échanges de coups de feu qui n’ont pas fait de blessé, jeudi en fin de matinée à Nîmes, a-t-on appris auprès de la police.
La police est intervenue après « des échanges de coups de feu sur la voie publique, entre plusieurs individus », suivis de nouveaux échanges « probablement en lien avec les premiers » dans le centre-ville, a précisé dans un communiqué la direction départementale de la sécurité publique du Gard.
Le Raid (Recherche assistance intervention dissuasion) de Montpellier a été dépêché sur place alors qu' »un ou plusieurs individus étaient retranchés dans un appartement », a précisé la même source.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits s’inscriraient dans le cadre d’un règlement de compte sur fond de trafic de stupéfiant.
Le service régional de la police judiciaire de Montpellier a été saisie de l’enquête.
27/04/2017 16:27:55 – Nîmes (AFP) – © 2017 AFP
Environnement : des asticots mangeurs de plastique
Et dire que la solution était sous nos yeux depuis des décennies ! Ce plastique qui nous rend dingues à force d’envahir nos poubelles et d’étouffer nos océans pourrait disparaître grâce à une méthode toute bête : le donner à becter à des asticots détrousseurs de ruches. D’habitude, ceux-ci se nourrissent de miel et de cire d’abeille, mais, à l’occasion, ils ne boudent pas le polyéthylène, dont la composition n’est pas très loin de leur mets préféré.
La découverte de cet appétit pour le plastique découle d’un incroyable hasard. Chercheuse au Spanish National Research Council, l’équivalent espagnol du CNRS, Federica Bertocchini élève également des abeilles. Un beau jour, elle remarque que les cadres en bois qu’elle venait de sortir de ses ruches et de vider de leur miel sont envahis de vers en train de boulotter les restes de miel et de cire. Il s’agit, en fait, des larves du « papillon de la ruche », appelé encore la fausse teigne de sire (Galleria mellonella) Elle raconte la suite : « J’ai enlevé les vers que j’ai enfermés dans un sac en plastique pendant que je nettoyais les cadres. Quand je suis retournée dans la pièce où j’avais laissé les vers, j’ai constaté qu’ils étaient partout. Ils s’étaient échappés du sac que j’avais fermé et, en l’inspectant, j’ai vu qu’il était percé de plein de trous. » Bref, les asticots avaient bouffé le plastique. Federica a aussitôt compris l’importance de sa découverte. Elle se met aussitôt au boulot avec deux collègues de l’université de Cambridge. Première étape : mesurer l’efficacité des larves. Environ 1 100 d’entre elles seraient capables de biodégrader 1 gramme de polyéthylène en douze heures. Il ne faut pas croire, c’est une excellente performance, car celui-ci est une des matières les plus compliquées à décomposer. Livré à lui-même, il s’autodétruit en… quatre cents ans.
Le problème, c’est que l’humanité produit annuellement quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène. Pour les dégrader, il faudrait employer 500 000 milliards d’asticots. Une sacrée usine ! Aussi Federica et ses collègues cherchent-ils plutôt à identifier l’enzyme qui, dans le corps du vers, est responsable de la dégradation du polyéthylène. Si jamais il existe, ce dont ils ne sont pas encore certains. Si donc cet enzyme existe bel et bien, il restera à trouver un moyen de le produire à l’échelle industrielle. L’idée est excellente. Reste à savoir si le processus n’engendre pas d’autres déchets.
VW I.D. Crozz : 2020, année électrique
Certes, VW n’a pas attendu qu’éclate le Dieselgate pour se lancer dans l’électrique comme en témoignent les e-Up et e-Golf déjà disponibles en concessions, deux adaptations électriques de modèles classiques, thermiques pré-existants. Mais le constructeur allemand s’était d’abord engagé dans cette voie comme la plupart des constructeurs généralistes, sur la pointe des pneus, davantage par crainte d’être distancé par ses rivaux que par réelle conviction.
Plate-forme MEB

Le feuilleton des tricheries avérées ou supposées sur les émissions polluantes des voitures diesel, a précipité la désaffection du public pour ce type de motorisation, et a renforcé la tendance des grandes villes à durcir les conditions d’accès à leur centre pour tous les véhicule à moteur thermique. VW a donc décidé de changer de stratégie, et de braquet dans sa course à la voiture zéro émission. Un travail de fond dont le premier résultat tangible a été l’annonce du développement d’une plate-forme dédiée à la propulsion électrique baptisée MEB.
500 km d’autonomie

Après l’I.D., un concept de berline compacte présenté lors du dernier Mondial de l’Automobile, puis l’I.D. Buzz préfigurant un monospace inspiré du légendaire Combi, voici donc l’I.D. Crozz, qui annonce, comme son nom l’indique, un futur crossover 100 % électrique. Ces trois silhouettes ont été développées sur cette même plate-forme MEB. Dans le cas du Crozz, un crossover 4 places de 4,48 m de long, à pavillon surbaissé , la batterie lithium-ion installée à l’intérieur de l’empattement de 2,77 m présente une capacité de 83 kWh, suffisante pour assurer une autonomie officielle de 500 km sur le cycle NEDC, mais sans doute plus proche de 350 km dans la vie réelle.
Début de commercialisation en 2020

Il possède deux moteurs électriques, l’un de 102 ch qui entraîne les roues avant, l’autre de 204 ch entraînant les roues arrière. Soit une puissance cumulée de 306 ch réaliste étant donné la taille de la batterie, qui devrait autoriser des performances plus que suffisantes. Afin de préserver la dite batterie, la vitesse de pointe est électroniquement limitée à 180 km/h. Comme pour le concept Audi e-tron Sportback, un système de charge rapide de 150 kW est à l’étude, qui permettrait de recouvrer 80 % de l’autonomie totale en seulement une demi-heure. Comme de bien entendu, le Crozz, sera un jour autonome, même si VW a la prudence d’annoncer que cette fonction ne sera pas disponible avant 2025. En revanche, la commercialisation de la gamme I.D. devrait, elle, débuter dès 2020.

4,66 millions de téléspectateurs devant l'émission politique de France 2

Quelque 4,66 millions de téléspectateurs (21,1 % de part d’audience) ont regardé jeudi soir sur France 2 l’émission politique qui réunissait les 11 candidats à l’élection présidentielle, bouleversée par l’annonce de l’attaque sur les Champs-Elysées, selon les chiffres de Médiamétrie vendredi.
Ce score, le plus élevé de la soirée, reste très inférieur aux 6,3 millions de personnes qui avaient suivi le débat à onze sur BFMTV et CNews le 4 avril et aux plus de 10 millions réunis devant le débat avec les cinq favoris sur TF1 et LCI le 20 mars. Le téléfilm de TF1 « On se retrouvera » a attiré 3,5 millions de personnes jeudi soir.
Pendant près de 4 heures (de 20h à 23h55), les onze candidats se sont succédé pour des interviews individuelles en direct d’un quart d’heure conduites par Léa Salamé et David Pujadas, avant une brève conclusion chacun.
Cette émission, baptisée « Quinze minutes pour convaincre », était pour les candidats leur dernière grande exposition télévisée avant le premier tour dimanche.
Son format inédit a remplacé le débat à onze que voulait à l’origine organiser France 2, mais qui a été refusé par plusieurs candidats, inquiets d’éventuelles polémiques pouvant surgir à trois jours du scrutin auxquelles ils n’auraient plus eu le temps de répondre.
Benoît Hamon et Philippe Poutou ont d’ailleurs déploré cette absence de débat. Le « débat démocratique » a laissé la place à des « monologues », a regretté le premier.
Au bout d’une heure, l’émission a été bouleversée par l’attentat commis sur les Champs-Elysées qui a provoqué la mort d’un policier et en a blessé deux autres, mais France 2 a décidé de poursuivre. A partir de minuit, la chaîne est passée en émission spéciale sur l’attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.
En fin de débat, les candidats ont presque tous dédié leur conclusion à une condamnation de cette attaque et un hommage au policier tué, et plusieurs ont décidé d’annuler leurs derniers meetings prévus vendredi.
21/04/2017 10:25:34 – Paris (AFP) – © 2017 AFP
Thaïlande : haro sur les vendeurs de rue à Bangkok
La « streetfood » est dans le viseur des autorités dans la capitale thaïlandaise. Il est bientôt fini le temps où, en touriste affamé, on achetait une ou deux brochettes de porc grillé à un vendeur planté au beau milieu d’une rue bondée. Les vendeurs de rue seront à l’avenir bannis des grandes artères de Bangkok, a annoncé mardi la municipalité de la capitale thaïlandaise, qui poursuit une grande croisade pour faire place nette, au grand dam de nombreux habitants.
Avec leurs étals ambulants qui proposent aussi bien de la soupe de nouilles que des fruits ou des sex toys, ces milliers de vendeurs représentent pour beaucoup le charme de la grise mégalopole d’Asie du Sud-Est. Ils donnent un aspect provincial à cette tentaculaire agglomération de plus de 12 millions d’habitants. Mais les élites de Bangkok et la municipalité comptent suivre le modèle de Singapour qui, dans les années 80, a nettoyé ses rues des stands ambulants.
« Tous les types d’étals »
« Tous les types d’étals – les vêtements, les produits contrefaits et les stands d’alimentation – seront interdits dans les principales rues de la ville », a expliqué Wanlop Suwandee, conseiller du gouverneur de Bangkok. « Ils ne seront plus autorisés pour des raisons d’ordre et d’hygiène », a-t-il ajouté. Les fonctionnaires insistent sur la gêne occasionnée par les vendeurs ambulants de la ville qui bloquent les trottoirs et laissent peu d’espace pour les piétons.
Mais les petits stands de nourriture de rue sont très populaires auprès des touristes et de beaucoup d’habitants de Bangkok qui cuisinent rarement. Et cela représente une option bon marché : un bol de nouilles au poulet ne coûte que 35 bahts (moins de un euro), tout comme une brochette de porc grillé avec un peu de riz. « Supprimer tous les vendeurs de rue, c’est comme se débarrasser de notre culture elle-même », a regretté Chiwan Suwannapak, qui travaille pour une agence de tourisme de Bangkok. Et beaucoup craignent que cela soit dommageable pour le tourisme.
Certaines rues symboliques, comme Khao San road, le quartier des petits hôtels prisés des routards, étaient jusqu’ici le paradis des vendeurs de CD piratés et sacs imitant les marques de luxe. Il y a deux ans, la mairie de Bangkok affirmait que quelque 20 000 vendeurs de rue étaient enregistrés, mais une étude de 2000 en recensait plus de 400 000. Cette opération « retour des trottoirs aux piétons » coïncide avec une politique plus générale de « nettoyage » de l’image de la Thaïlande depuis le coup d’État militaire de mai 2014.
Etats-Unis: manifestations pour appeler Trump à publier ses impôts

Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans plusieurs villes américaines pour appeler le président Donald Trump à rendre publiques ses déclarations de revenus et d’impôts, un geste de transparence que le milliardaire se refuse à faire.
A Washington, un long cortège de plusieurs milliers de personnes a défilé sur Pennsylvania Avenue à partir du Capitole, criant « Honte ! » en passant sous les fenêtres de l’hôtel Trump.
Ils brandissaient des pancartes telles que « Que caches-tu ? » ou insinuant des conflits d’intérêts avec la Russie, et les organisateurs avaient apporté un grand Donald Trump gonflable en forme de poule, pour symboliser la frousse supposée du président américain.

A New York, des milliers de personnes ont également défilé, et d’autres rassemblements avaient lieu à Philadelphie, Boston, Seattle, San Francisco, Los Angeles et ailleurs à travers les Etats-Unis.
A Berkeley, de l’autre côté de la baie de San Francisco, des bagarres ont éclaté dans un parc entre des partisans du président et ses adversaires, et 21 personnes ont été interpellées, selon le journal Los Angeles Times.
« Nous allons visionner les vidéos de surveillance et celles prises par des témoins qui nous ont été envoyées et peut-être lancer des mandats d’arrêt », a déclaré la porte-parole de la police de Berkeley, Byron White, citée par CNN.
Ces rassemblements étaient organisés symboliquement à quelques jours de la date limite, le 18 avril, de déclaration des revenus 2016 aux Etats-Unis.

« S’il n’a rien à cacher, il doit publier sa feuille d’impôts », disait Liz Turner, 31 ans, à Washington.
Que soupçonne-t-elle qu’on y trouverait ? « Je ne sais pas, peut-être quelque chose sur la Russie ? »
« Probablement beaucoup d’investissements illégaux ou douteux », affirmait une retraitée de 67 ans, Ellen Lodwick, qui participe à toutes les manifestations anti-Trump depuis son élection.
Tous les présidents et candidats à la Maison Blanche récents ont publié une ou plusieurs années de déclarations fiscales, une tradition qui vise à identifier d’éventuels conflits d’intérêts.
La loi n’oblige actuellement que la publication d’une déclaration financière qui donne une approximation du patrimoine, des dettes et des revenus, mais ne permet pas par exemple de vérifier le montant des impôts réglés.

Cette information a une importance, pour les détracteurs du dirigeant, car l’ancien promoteur immobilier s’est vanté d’avoir su utiliser toutes les niches fiscales légales pour réduire son imposition à un minimum.
M. Trump justifie son refus de publier ces documents par les contrôles fiscaux dont il fait l’objet.
« Publier sa feuille d’impôt est la barre éthique la plus basse possible pour un président », a lancé aux manifestants le sénateur démocrate Ron Wyden, « et nous exigerons qu’il l’atteigne ».
Le président américain n’était pas à Washington ce week-end mais dans sa propriété de Mar-a-Lago à West Palm Beach en Floride. Là aussi, quelques manifestants ont brandi des pancartes le long de la route conduisant à son club privé, notamment: « Suivez l’argent ».
16/04/2017 07:25:30 – Washington (AFP) – © 2017 AFP
La galaxie « Star Wars » en émoi avec la bande-annonce du dernier opus

La galaxie « Star Wars » était en émoi vendredi avec la diffusion très attendue de la première bande-annonce du prochain opus de la saga: « Les Derniers Jedi ».
La vidéo de 132 secondes s’est répandue à la vitesse de la lumière après avoir été dévoilée lors d’une table-ronde à Orlando, en Floride, pendant la convention « Star Wars Celebration », pour le 40e anniversaire du premier film de l’opéra-spatial créé par George Lucas.
La bande-annonce avait déjà été vue plus d’un million de fois, quelques heures après sa mise en ligne.
Les premières images du 8e épisode de « La guerre des étoiles », en salles le 13 décembre en France, montrent la rencontre entre Luke Skywalker, héros central joué par Mark Hamill, avec Rey, l’héroïne intrépide de la nouvelle trilogie.
Le célèbre Jedi, vieillissant et reclus, initie l’apprentie-Jedi, jouée par Daisy Ridley, à la maîtrise la Force et au maniement du sabre-laser sur une île éloignée où Rey l’avait retrouvé à la fin du précédent opus, « Le réveil de la force ».
Sorti fin 2015, le dernier Star Wars avait marqué un renouveau de la saga vénérée par des millions de fans à travers le monde, après le rachat par Disney de Lucasfilm, la maison de production fondée par George Lucas.
« Lumière », « Obscurité »
« Respire, respire. Maintenant lance-toi .Que vois-tu ? », dit une voix off masculine, pendant que la caméra se rapproche d’une Rey essoufflée et à genoux en bas d’une falaise.
« Lumière. Obscurité. Et équilibre » répond Rey.
« C’est tellement plus que ça », enchaîne la voix.
« Je ne connais qu’une seule vérité. Il est temps pour les Jedi d’en finir », dit la voix que l’on devine appartenir à Luke Skywalker, laissant planer le doute sur la signification de cet augure.
Quelques images du Millennium Falcon présagent également de spectaculaires scènes de combats aériens.
Cet « Episode VIII » est réalisé par Rian Johnson, 43 ans, qui n’avait pas mis en scène de grosses productions auparavant mais avait été remarqué au festival de Sundance avec son premier film « Brick ». Il avait aussi tourné quelques épisodes de la série à succès « Breaking Bad ».
« Les Derniers Jedi » voit le retour de personnages lancés dans « Le réveil de la force »: Rey, Poe Dameron (Oscar Isaac), Finn (John Boyega), tandis que quelques membres historiques de la saga reviennent, avec trente ans de plus, à l’instar de Luke.
Les droïdes BB-8 et le sempiternel R2-D2 sont également de retour.
Une nouvelle star de la saga, Rose, jouée par Kelly Marie Tran, a été présentée à la table-ronde en Floride. Cette ouvrière de maintenance fait partie de la Résistance face au tyrannique Empire galactique.
L’actrice a confié avoir raconté à sa famille qu’elle tournait « un film indépendant au Canada » pour garder tout le secret autour du nouveau Star Wars.
Leia Organa, la mythique princesse rebelle, apparaît également brièvement, de dos, dans la bande-annonce.
Son interprète Carrie Fisher est morte en décembre 2016 mais avait déjà terminé le tournage de ses scènes.
Un hommage lui a été rendu vendredi à la convention qui s’est ouverte jeudi et se termine dimanche.
La fille de la comédienne disparue, l’actrice Billie Lourd, a surpris les fans en montant sur scène dans une version écourtée de l’iconique robe blanche de la princesse Leia.
Mark Hamill a quant à lui déclaré que « l’histoire ne gravite plus autour de Luke. Mais il a une place importante dans l’ensemble de la saga et il y a beaucoup de mystère autour de lui », a-t-il ajouté.
La présidente de Lucasfilm, Kathleen Kennedy, l’a aussitôt contredit en le qualifiant de « monsieur modestie » et en promettant qu’il tient une place « tellement importante dans le prochain film ».
Elle a aussi coupé court sur ABC aux attentes sur une possible présence de Carrie Fisher dans l' »Episode IX », comme l’avait laissé entendre le frère de l’actrice Todd Fisher dans des interviews après le décès de l’actrice: « malheureusement, Carrie ne sera pas dans le ‘neuf’ (…) mais on la verra beaucoup dans le ‘huit’, ce qui est formidable ».
15/04/2017 04:24:40 – Los Angeles (AFP) – © 2017 AFP